lundi 2 février 2009

Groundhog day !


Phil, ce matin

2 février : la chandeleur ! Le soleil brille, la température est douce : - 2° ; un avant goût de printemps ! Mais ce serait oublier : GROUNDHOG DAY !



Punxsutawney Phil de Pennsylvanie

Des milliers d'impatients attendaient aujourd'hui en Pennsylvanie (près de 40 000 personnes), en Nouvelle Écosse et bien sûr au Canada, le réveil de "Shubenacadie Sam", de la célébrissime "Punxsutawney Phil "- elle a tourné avec Bill Murray - et de la doyenne canadienne "Wiarton Willie." A 7 heures ce matin pour Sam et 8 heures pour ces lève-tard de Phil et Willie, les marmottes se sont donc réveillées de leur heureuse hibernation et le plus important, elles ont vu leur ombre : l'hiver durera donc au moins six autres semaines. Dire que si ces marmottes n'avaient rien vu, le printemps n'aurait pas tardé ..



Shubenacadie Sam, de Nouvelle-Écosse

Un espoir cependant, les marmottes se trompent ... en moyenne ... une fois sur deux !





Willie, la doyenne albinos d'Ontario

lundi 5 janvier 2009

Québec, la ville


Kebec, en algonquin "là où la rivière se resserre"




Château de Frontenac


Rue du Petit Champlain (?)



Sur la terrasse Dufferin, la "tire sur la neige" :

Recette de la coopérative des producteurs de sirop d'érable :

De sirop d'érable pur (au moins 176 ml ou 6 onces).
Une petite balle de neige ou une cuillère à thé de crème glacée à la vanille.
Un pot rempli de neige propre pressée * ou une grosse cuillerée de crème glacée à la vanille.

Faire bouillir le sirop d'érable pur dans une casserole profonde. Si le sirop fait trop de bulles, mettre une goutte ou deux d'huile végétale dans le sirop d'érable pur bouillant

Après qu'il ait bouilli 4 minutes, le vérifier en versant quelques gouttes sur une petite balle de neige. Quand le sirop colle à la balle et arrête de couler, il a atteint la densité convenable.
Appeler tout le monde et verser le sirop en petite ligne étroite sur la neige propre pressée. Ne pas verser tout le sirop en même temps. Régalez-vous à l'aide de cuillères ou enrouler autour de bâtonnets d'esquimau (popsicle).
* Une plaque de glace ou des cubes de glaces ne représentent pas de bons substituts pour faire de la tire sur la neige. Vous pouvez essayer de la glace broyée finement.







Du traversier Québec - Lévis.



1 kilomètre





Le château de Frontenac, l'hôtel le plus photographié dans le monde !


Toujours grâce à nos indispensables guides : Julie et Jérémie qui préfèrent garder l'anonymat.

Hockey, sport national

Finale du Championnat mondial de hockey junior :

Patrice Cormier sert une mise en échec à Viktor Ekbom devant le banc de la Suède.


Mise en échec : ou charge (bodycheck en anglais) est une technique défensive de base au hockey sur glace, autorisée depuis 1951, qui consiste à charger l'adversaire pour le gêner ou lui faire perdre la rondelle. Pour ce faire, les joueurs utilisent leur épaule, leur hanche ou leur bras. Extrait du conseil canadien de la sécurité : "
Selon l'Institut canadien d'information sur la santé, 8 000 personnes ont été traitées dans les salles d'urgence ontariennes pour des blessures liées au hockey durant la saison 2002-2003. Si on extrapole ce taux, plus de 25 000 personnes se sont blessées au pays. Sur les 8 000 personnes, 93 ont été hospitalisées, dont 15 qui furent envoyées directement aux unités des soins intensifs." "


mardi 23 décembre 2008

Let it snow !

Michel Tremblay a beau avoir quitté Montréal aux premiers flocons pour se prélasser à Key West, la vie au Québec continue sans lui. La règle étant de profiter de l'hiver et sortir malgré ... malgré tout ! S'arracher au confort douillet des 20° intérieur, superposer les quatre ou cinq couches de laine réglementaires pour se jeter au bas de l'escalier glissant ou enneigé : "une expérience à vivre" comme le dit si bien le site internet du vieux Montréal.

La journée, le trottoir devenu patinoire devient "expérience" sympathique et solidaire. Une lente vieille dame jette du sel d'un gobelet avant de poser le prochain pas, une conversation spontanée entre piétons inconnus se moque gentiment d'un cycliste remontant difficilement sa bicyclette sur la pente du garage mais, enfourchant sa monture et, déjà au coin de la rue, il nous "jette la main" d'un air vainqueur ! "Soyez prudents !" dit la dame du dépanneur ... Et comme il ne sert vraiment à rien de râler (comme un français?) : patience. Gratter le pare brise de la voiture et les phares, pousser lorsque le véhicule patine, enfiler manteau et tuque pour fumer une cigarette dans le vent, aucune épreuve ne semble agacer les québécois. Révolution tranquille, on comprend mieux, vu de l'intérieur.

Dehors, la fête continue ! En décembre sur le vieux port de Montréal, cinéma en plein air (le programme précise tout de même d'apporter des couvertures), patinoire, camping urbain (!) (je cite : "Camping hivernal urbain. C’est sur lîle Bonsecours que les valeureux campeurs monteront leur tente et se prépareront à passer une nuit très particulière. Prétexte à la fête, ce rassemblement débutera par un 5 à 7 au Bar d’Hiver situé à deux enjambées de raquettes du campement.") mais aussi bar igloo, concerts et feux d'artifices tous les samedis ! J'avoue ne plus très bien savoir si je tapais des moufles luttant pour retrouver une sensation de doigts, ou pour encourager les musiciens qui s'excusaient en riant du désaccord des instruments à jouer "justes" par - 20° ! Un peu après 20 heures, dans le flot de la transhumance d'après feu d'artifice (pour les plus frileux et dont je fais évidemment partie) les enfants ravis et fatigués se prélassent, vautrés sur leur luge que trainent les parents ...

mercredi 17 décembre 2008

Musique

Les Trois Accords : "Loin d'ici"




Mes Aïeux : "Dégénération"

dimanche 14 décembre 2008

vendredi 12 décembre 2008

Adhérence et vocabulaire

Fidèle au poste, la neige tombe et avec elle de nouveaux mots comme ...

Le grésil : Le grésil est une précipitation formée de pluie totalement gelée après être passée dans une couche épaisse d'air sous zéro. Les grains de glace ne dépassent pas 5 mm de diamètre, sont généralement sphériques, et rebondissent... ; période transitoire entre neige et pluie verglaçante... (ne surtout pas confondre avec la grêle)




37 et demi de semelle ne suffisent pas. Le message est clair. Sous l'inévitable manteau blanc - loin de me plaindre, je sais que l'an passé à la même date 73 cm de flocons étaient déjà tombés - mais tout de même, une belle "bordée de neige" de 25 cm en début de semaine ... alors que 5 cm étaient annoncés et beaucoup plus envisageable pour une débutante...

La belle neige poudreuse fait place au grésil, suivie de près par une pluie glacée en attendant l'inévitable retour de ... la neige ... Tout ça s'entasse donc gaiement mais la lutte s'organise. Pneus neige obligatoires dans quelques jours sur les routes du Québec ; cela évitera les crissements lugubres (de dents ?) et de véhicules désespérément immobiles, même si les conducteurs se garent désormais en épis, sensés faciliter le départ et le déneigeage de leur précieuse auto (et peut être éviter aussi les envolées de bouillies brunes au feu vert ?). Difficile d'imaginer l'organisation du déblayage. Pour la seule ville de Montréal, la neige donne, nuit et jour, du travail à 3000 personnes. Mini tracteurs pour les trottoirs, immenses déneigeuses œuvrant en binômes pour la chaussée, camions ramassant la neige et au moins une pelle par habitant !

Sujet de réflexion : les charmants escaliers sont gelés et enneigés ; faut il alors laisser un tapis de neige pour éviter de glisser ?





Donc, beaucoup la pousse et la repousse mais peu la ramasse cette belle neige ! Du balcon tombe par pelletées de quoi couvrir les escaliers, de l'escalier, la neige atterrit sur le petit chemin des piétons, des voitures, volent de quoi encombrer chaussée et trottoir ... Digne des Shadoks ou du bouton de Lost à presser toutes les 108 minutes ...
J'ai beau plaindre très sincèrement les automobilistes tout en souriant de ne pas en faire parti, le quotidien du piéton est ... rude.
Des trottoirs et chaussées si spacieux à mon arrivée, résiste un petit sentier où il fait souvent bon marcher en file indienne ; courtoisie et prudence de rigueur. Les piétinements salissent le petit chemin et ... fond la neige ! Le sentier maronnasse et flic flocant aux mous et blancs talus dissimulent (mal) les plaques de verglas. Impossible de baguenauder et malgré l'attention prêtée à chaque pas, les dérapages sont soudains et incontrôlables. Dangereuses envies de grandes enjambées, de vitesse ou de rallier un point à un autre, tout simplement. Patience ! Une pensée pour le pitoyable (dit on) service des urgences de Montréal dégrise illico. Humilité nécessaire à la traversée citadine.






Le parc, un peu délaissé, est préservé, la neige propre, magnifique absorbe le bruit. Une couche de glace enrobe chaque branche, chaque petite feuille, les arbres brillent ! J'attends presque qu'ils tintent tellement ils semblent de cristal. La neige crisse sous les pas comme du coton. Peu de promeneurs, si ce n'est un skieur de fond et quelques bibendums accompagnés de quadrupèdes visiblement ravis de s'ébattre en dehors de l'enclos réservé.





Emmitouflée (à grand renfort de diverses épaisseurs, on s'en doute), la chapka abritée par une capuche, qui n'a rien de décorative mais calfeutre l'espace de la nuque qui sinon, offrirait quelque prise au vent ou à la neige, le godillot mal assuré, la moufle couvrant le gant, la truffe humide, ainsi se promène -t-on aujourd'hui dans les rues de Montréal ...


mercredi 26 novembre 2008

57 heures à Toronto



Fi donc de la querelle de clocher opposant Montréal à Toronto (ou Montréal à Québec ou Montréal et le reste du monde,) me voilà donc accueillie à Toronto, la plus grande ville du Canada, par une tempête de neige et une température de - 8°.

Arrivée pour le moins chaotique sur le territoire anglophone ; non seulement quatre heures de plus que prévu pour rejoindre l'aéroport de Toronto, mais plus d'une demie heure a été nécessaire à Air Canada pour trouver un escalier nous permettant de quitter l'avion ! (Ha, si seulement j'avais pu voir la fin de "Bienvenue chez les ch'tits" ... troublantes similitudes avec le joual des québécois ... ).





Démonstration d'émotions toute bretonne, les retrouvailles furent chaleureusement célébrées par une bataille de boules de neige en règle et un superbe bonhomme à l'entrée du Marriott Downtown. Chance fabuleuse d'être au cœur même de l'action. (toisée du dix septième étage !)

Parée pour les grands froids et n'offrant au vent qu'un bout de nez rouge, un café à la main (je comprends enfin le réconfort d'un liquide brûlant, excellent compagnon de promenade givrée), la démarche mal assurée (sur les trottoirs pourtant déblayés) et encouragée par un beau ciel bleu, je découvre avec bonheur la proximité de mes objectifs touristiques. L'AGO, musée des Beaux Arts (que Maya, en voyage d'affaires n'aura malheureusement pas le temps de visiter) n'est qu'à quelques blocs, il me suffit donc maintenant de traverser Chinatown pour me rendre Kensington Market.







Le quartier chinois de Toronto, (l'un des plus importants du Canada) est clairement annoncé ; tranchant avec les buildings du quartier d'affaire, les idéogrammes des enseignes offrant des massages de pied à 25 $ se répètent, les restaurants bien sûr, mais aussi les vidéo club, le plus troublant étant les étals de fruits, de crevettes séchées (?) et les canards pendouillants en vitrine derrière des chinois affairés à déblayer leur bout de trottoir à grands coups de pelle à neige ...


Le marché de Kensington se réveille aussi avec la même gymnastique. Tout aussi charmants que mes joyeux québécois, les torontois patientent gentiment pour me laisser photographier. Après le ballet des "tracteurs déblayeurs" aperçus dans la nuit (grâce à ce magnifique retard), ces gestes clairements routiniers que je suis seule à regarder rendent terriblement concret mon hiver québécois à venir ... Mais avec le soleil de mon côté, rien ne saurait gâcher mon exploration d'un quartier au goût d'Earl Grey, soupirant d'aise (en regrettant mes lunettes de soleil) à la terrasse d'un café (encore !) devant une architecture qui (enfin !) me sourit et me parle !





De petites maisons colorées aux jardins charmants, des puces aérées et mélangées à des poissonneries, des boucheries, bref toute sorte de commerces et - élément important - le "marché", qui s'étend tout de même sur plusieurs rues, est accessible via un autre quartier vivant, lui même relié à un autre quartier ... Quelques usines fument par ci par là mais se mélangent au paysage, les fils électriques barrant le ciel sont aussi nombreux qu'à Montréal mais au moins certains sont pour le joli tramway rouge ... Est il bien utile de comparer une ville à une autre ? Suis je simplement grisée par mon statut officiel de touriste ? Cette réflexion, menée au carrefour de Dundas street et St Patrick, fut stoppée nette par une boule de neige m'explosant en pleine figure. (Je ne saurais jamais si les flocons me dégoulinants dans le cou étaient dûs au réchauffement de la neige du toit de l'abri bus voisin, d'un malicieux torontois ou de cette pensée peu profonde)





Le lendemain, réfugiée bien au chaud une bonne partie de la journée à l'AGO, ravie de jouer avec de vieux appareils de stéréoscopie (la photo en stéréo !), perplexe par moment devant les étages d'Art contemporain, étonnée du peu d'œuvres autochtones à l'étage "canadien" mais bluffée par le nombre de représentations de la forêt et de la mythique cabane au fond des bois, comme si le plaisir de retrouver une compatriote et amie de jasette ne suffisait pas, le musée a aussi organisé une impressionnante exposition européenne.
"17th-century Dutch and Flemish painting, 17th-century Italian baroque works, 19th-century French impressionism, 20th-century surrealism ..." as they say !
Formidable et étonnant moment en traversant les salles, sentiment de familiarité, de retrouvailles.


En fin d'après midi, le taxi pour l'aéroport réservé, Thomas, confrère inspiré de Maya, nous donne rendez vous pour boire un verre. Tout d'abord frustrée de partager ces derniers moments avec un inconnu "des assurances", c'est finalement bouches bées et collées à la vitre du bar du Canoé, un verre de Chardonnay à la main que nous assistons au coucher du soleil, perchées non seulement sur nos tabourets mais au 51ème étage d'une tour voisine de la prestigieuse CN Tower (la plus grande tour du monde avec ses 553,33 m. toujours dans mon champs de vision durant mon séjour). Découverte inespérée, compte tenu du peu de temps restant, la ville s'éclaire peu à peu à nos pieds et devant nous, le lac Ontario (une mer !), les îles... Le retour à l'hôtel intitulé "remontée des saumons" à cause du flux des businessmen descendant tous d'un même pas décidé vers le métro, fut absolument euphorique. Ravies, nous nous séparons "just in time" dans les couloirs de l'aéroport, destination Munich et Montréal ; d'ar gêr ! *






* à la maison !


PS : les photos : http://www.facebook.com/album.php?aid=41108&l=626a0&id=651317263

mardi 4 novembre 2008

vendredi 24 octobre 2008

Promenade en coulisses



Sous le chapiteau du cirque du soleil

Fraichement décorée d'un badge d'accès au sourire aussi grand que le mien - que j'espère plus discret quand même - je pénètre - ravie mais digne - dans le village de camions et de tentes.



Petit café au restaurant ; plusieurs plateformes rassemblées sont devenues cafétéria et salle. Menu varié (et tenu au chaud apparemment à toute heure), coin internet, presse, et affichés sur un panneau, objets perdus et lieux d'intérêts de la ville découverts par les circassiens.



Les saluts, tendres et tactiles, se mélangent ici en anglais, français, russe ... mais la diversité prend une toute autre dimension dans la tente où les artistes s'entrainent. Des loges à grands rideaux et du salon de massage (pardon, de l'ergothérapie) entourant les machines, trampolines et tapis de sol, de là, donc, sortent (et évoluent sous mes yeux esbaudis mais teintés, en apparence, de parisianisme blasé) (utile pour éviter de racler les dents sur le tapis) donc, tous les gabarits et muscles possibles (ou imaginés). Fins et gracieux, secs, discrets, généreux et enrobés ... énorme puissance... Les dos que je vois ne sont que bosses et force. Au "steppeur" (je crois que c'est le nom de cet appareil), je me tords les yeux pour le voir en entier ... le géant ! J'ai déjà croisé le nain tout à l'heure. Bien sûr, nous sommes dans un cirque ! A côté de lui une jeune femme en grand écart papote comme au salon, tout en rebondissant sur un trampoline. Des piliers de rugby passent à côté de moi torse nu ; "les porteurs" me précise généreusement Jérémie.



Au fond de la salle, derrière un autre rideau je traverse au milieu des accessoires, d'énormes lits - dissimulants sans doute moult rebondissements - haha ! - des verres, des cerceaux, des paires de chaussures sur de toutes petites roues, les costumes, de grandes robes, des ailes d'anges en plumes ... tout est magique. - Rêve de grenier pour vacances d'été sous la pluie - ... partout un souci du détail, les tissus, le moindre fri fri est harmonieux. Et au bout, la scène ; la piste ? 13 mètres de diamètre, elle me semble minuscule en prévision des évènements de ce soir. Je n'y connais vraiment rien ...




Au sol un labyrinthe, "réplique de celui de Chartres à quelques millimètres près" (merci Jérémie). 2500 sièges bleus et vides, intruse passive, je me réfugie rapidement dans les bras de l'un d'eux. Sur la scène, Julie devenue wonderwoman - et elle n'est pas au bout de sa transformation - décolle, entrainée d'une main par un lustre et vadrouille ensuite - aérienne est ce utile de préciser ? - parmi les pampilles ... Tout est normal dois je me rappeler en regardant Jérémie qui ne s'est pas interrompu ...

....



Corteo

mercredi 15 octobre 2008

mardi 14 octobre 2008

J'aime le bois


Fin de semaine de l'action de grâce, nous voilà donc partis au parc de la Mauricie - cœur des Laurentides - Trois heures de route, halte à "Trois Rivières" et terminus à "Grand Mère", l'arrêt d'autobus le plus proche du parc national, à une quinzaine de kilomètres de là.

Avant même de quitter la ville, on se rend vite compte que le véhicule particulier est le sésame de l'aventure canadienne. A l'entrée du parc, uniques piétons, nous devrons prendre la file entre les voitures pour régler un montant identique à nos amis motorisés ... et ... je ne m'étendrais pas sur notre mésaventure hébergementesque quoique ... suffisamment incroyable pour être brièvement contée :

Le "Canard Médeau" répond positivement à un mail demandant à réserver une chambre. Au second mail confirmant ma réservation et demandant s'il y a un bus permettant de se rendre au gite, on me répond qu'il n'y a pas de bus mais d'autres auberges. Je confirme donc à nouveau notre réservation avant de m'engouffrer dans le métro qui amène au bus pour Grand Mère et de là, à coup de pouce, n
ous franchissons sans trop de mal les 15 kilomètres pour arriver devant l'aubergiste qui refuse de nous louer la chambre ! Nous n'avons pas de voiture ! Comment allons nous faire demain ? Objectant que nous sommes bien arrivés aujourd'hui (trop complexe) que nous ferons la même chose demain ? Que nenni, le ton monte à la troisième phrase : nous ne sommes pas correc' ! ... Fin de l'épisode désagréable ...



Mais, à quelques mètres de là, assis dans son pick up rouge et fumant des Peter Jackson (également rouges), Steeve veille. C'est grâce à lui (déjà) que nous avons franchi les derniers kilomètres de cette petite route sublime, serpentant dans une forêt aux couleurs incroyables (même si notre nouvel ami trouve les arbres déjà bien déplumés, les feuilles rouges - tiens !- n'ont pas résistées à la dernière gelée ... ) Grandiose, en toute simplicité, il devient notre guide, notre protecteur. Racontant notre histoire en téléphonant de la réception d'une auberge à toutes celles de la région, pour finalement nous déposer à l'hôtel "Econo-confort" de ... "Grand Mère"! ... Il s'agit du week end de Thanksgiving (pour ceux qui ne suivent pas) et donc une réservation était bien nécessaire (ce n'est pas ce que nous avions prévu ?? Bref)




Le lendemain, après "avoir pris une marche" de 11 kilomètres dans le parc - forêt aux couleurs magnifiques, petit sentier (escarpé, comme il se doit), écureuils, tic et tac, grenouille (une seule !) lacs, rivières, cascade ; impossible de faire une description ou une photo qui rende justice - Steeve donc, nous a présenté ses parents qui passent l'été au chalet au bord du lac et gavé de sirop d'érable maison et de petits carrés de crème au même parfum - incomparable, évidemment, aux produits commercialisés - .



Première étape gastronomique, suivie d'une initiation à la "poutine" et à la "veillée" toute québécoise (ou mauricienne ?). Et là, bien qu'ayant crapahutés sur les chemins sans déjeuner (nous ne pensions pas que le pouce nous amènerait si vite au parc), si j'ai un conseil pour les novices, mieux vaut terminer la veillée par la poutine plutôt que de chercher à digérer les frites en sauce et le fromage en grains (qui fait couic sous la dent) en buvant de la bière debout, même dans un endroit appelé "Lido"et où, malgré les 10° et la pluie, les chums de filles (si) font la jasette (si si !) dehors en débardeur pour fumer et boire, abritées d'un parasol en attendant leur tour au karaoké ... Il a même poussé la gentillesse après cette tournée des grands ducs faisant un détour de plusieurs kilomètres pour nous montrer, by night, la cité de l'énergie de Shawinigan - première ville à se doter de l'éclairage public -, sa tour, ses barrages hydroélectriques, son usine d'aluminium aux cheminées crachantes ... étonnant après le bain de chlorophylle aux couleurs de ... l'été indien ! ..

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samedi 4 octobre 2008

En attendant l'été indien ...






Parc du Mont Royal, hier après midi...















Près du lac des castors ...